La Loi Veil, ainsi nommée d’après Simone Veil, est la loi française votée le 17 janvier 1975 qui autorise l’avortement. Elle complète ainsi la loi Neuwirth qui en 1967 légalisait la contraception. Cette dépénalisation marque la finalité d’un solide combat entrepris par les mouvements féministes dans la perspective d’une émancipation des femmes.
30 ans après la dépénalisation, les féministes (et tous ceux sensibles à leur lutte) doivent continuer à se battre et à revendiquer ce droit face aux attaques incessantes des « pro-vie ». L’IVG est un droit pour 62% de la population qui vit dans 55 pays où la pratique est autorisée.
Mais aujourd’hui, alors qu’on pensait notre société évoluée et non archaïque dans un pays soit disant de liberté (l’éternel mythe !), on s’étonne de voir revenir à l’ordre du jour la question de l’IVG. C’est Simone Veil qui doit faire des bonds ! Elle qui fut insultée et maltraitée dans les débats parlementaires pour faire adopter cette loi.
Pour ou contre l’IVG ? La question ne se pose pas tant le débat ne présente aucun profit.
Nul n’est pour l’avortement. L’avortement n’est pas une chose que l’on revendique au point de s’acclamer à tout vent : « vive l’IVG ». Nul n’a milité pour l’avortement, mais pour une légalisation de l’IVG. La pratique de l’IVG est endurante et très éprouvante pour une femme. Aucune femme qui a du recourir à cette voie, ne se réjouit de ce choix. Car bien que décidée, il s’avère être contraignant et douloureux. En outre, on n’est pas favorable à l’avortement parce que l’on pense que l’embryon est un être jetable… Certains parlent de banalisation de l’avortement par la société, mais comment peut-on qualifier de banal un acte aussi lourd qui se révèle être le plus éprouvant des dilemmes ?
Les anti IVG, se proclament « pro-vie ». C’est se méprendre que de penser les pro-IVG tels des « anti-vie ».
La loi autorisant le recours à l’avortement est une avancée non négligeable. Etre sensible à la question, c’est être sensible à un problème de santé publique car une femme désirant avorter exécutera cet acte. Et cela dans n’importe quelle condition, quoi qu’en dise la loi et au risque de mettre sans santé et sa vie en danger.
Interdire l’IVG n’a jamais fait baisser le nombre d’avortements puisqu’on note le même taux d’interruption de grossesse dans les pays où le procédé est pénalisé que dans les pays où celui-ci est dépénalisé. En revanche, l’interdiction de l’IVG fait augmenter de manière dramatique le taux de décès des suites d’avortements clandestins : où l’IVG est illégale, le taux de mortalité est de 330, en moyenne, pour 100.000 avortements. Où l’IVG est légale, en revanche, le taux de mortalité oscille entre 0,2 et 1,2 pour 100.000 avortements (soulignons en outre que le taux de mortalité pour les accouchements dans les pays développés est de l’ordre de 25 pour 100.000 : ce qui rend l’accouchement vingt fois plus dangereux que l’IVG faite dans de bonnes conditions sanitaires).
Sans parler, bien entendu, des séquelles sur la santé. Selon l’OMS, chaque fois qu’une femme meurt des suites d’un avortement clandestin, 50 autres sont mutilées génialement,100 doivent être hospitalisées pour des complications moins graves et 1000 doivent s’absenter de leur travail. Ce qui, économiquement, est une calamité.
La légalisation de l’IVG n’oblige personne à avorter. Une femme qui de son for intérieur, estime que l’avortement est une abomination, aura le choix de conserver son bébé.
En revanche, une femme qui de son for intérieur, estime que les conditions dans lesquelles elle vit ne lui permettent pas d’assumer un enfant, aura le choix de décider de sa non maternité.
Légaliser l’IVG ne fait pas augmenter le nombre d’avortements.
Interdire l’IVG ne fait pas diminuer le nombre d’avortements.
Interdire l’IVG n’a qu’une seule conséquence : que les avortements, qui auront lieu incontestablement, se fassent dans des conditions sanitaires atroces, menançant la santé et la vie des femmes.
La légalisation de l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) offre la possibilité de choix à la femme. Beaucoup de grosses sont indésirées, dues à un manque de vigilance lors d’un rapport sexuel, dues à des rapports non consentis, s’érigeant dans des contextes entravantes pour la femme qui dans de nombreux cas n’a pas atteint sa majorité.
De ce fait elle est l’avancée la plus considérable du siècle! Et doit persister à l’être. Car en effet L’IVG clandestine s’effectue également dans les pays où l’avortement est dépénalisé, elle est l’ultime recours des femmes n’ayant pas pu « avorter à temps ».
Moniaty A. Chakour

mars 19, 2008 à 1:16 |
[...] “Nul n’est pour l’avortement. L’avortement n’est pas une chose que l’on revendique au point de s’acclamer à tout vent : « vive l’IVG ». Nul n’a milité pour l’avortement, mais pour une légalisation de l’IVG. La pratique de l’IVG est endurante et très éprouvante pour une femme. Aucune femme qui a du recourir à cette voie, ne se réjouit de ce choix”Moniaty A. Chakour [...]
février 15, 2009 à 4:09 |
“Légaliser l’IVG ne fait pas augmenter le nombre d’avortements.”
FAUX. VOIR EXEMPLE ESPAGNE. AVORTEMENTS AVANT – AVORTEMENTS DÉPUIS. ARRETEZ. SOIYEZ SÉRIEUX. ET JE NE ME RÉFERE QU’AUX AVORTEMENTS “DÉCLARÉS”… QUI SONT … 1/4 DES RÉELS???
“Interdire l’IVG ne fait pas diminuer le nombre d’avortements.”
FAUX. LA RÉPONSE EST CI-DÉSSUS.
“Interdire l’IVG n’a qu’une seule conséquence : que les avortements, qui auront lieu incontestablement, se fassent dans des conditions sanitaires atroces, menançant la santé et la vie des femmes. ”
FAUX. POUR UNE FEMME, IL N’EXISTENT PAS DES CONDITIONS EXCÉLLENTS POUR PERDRE UN ENFANT! L’IVG EN SOI EST UNE ATTAQUE CONTRE LA SANTÉ DE LA FEMME!!! RACONTEZ-NOUS DU SPA! OU ALLEZ-VOUS IGNORER CETTE QUESTION (ETES VOUS POUR UNE NOUVELLE INQUISITION?)
L’avortement n’est pas un droit, non plus un “choix”. C’EST UNE INDUSTRIE! DES ENTREPRISES! Une nouvelle forme d’esclavitude.
Vous défendez l’idéologie et les mensonges (des fois demi-vérités) qu’on cherche imposer aux femmes pour du fric. Qui les laisse seules au cas où elles ont une grossesse non inespéré (les hommes n’ont selon vous alors aucune responsabilité???). Ces politicien/nes ne se soucient pas des femmes. Je me demande s’ils n’ont pas quelques amis capitalistes qui font des billions avec des condomes qui cassent où des pilulles qui ne fonctionnent 100% (meme si vous racontez le contraire) où un petit magasin de “laissez-vous faire un IVG, soiyez libre” (je pensais que liberté était choisir et ne pas avorter). Ces gens sont des MACHISTES NUMBER ONE. Comme ces capitalistes qui n’ont aucun problème avec le fait de faire de l’argent à propos d’un drame personnel où de le provoquer.
“nul n’est pour l’avortement” ????
Alors il éxistirait selon vous des entrepreneurs qui ne cherchent pas à augmenter sa clientèle, son bénefice… FAIBLES. Votres arguments sont très très faibles. Ne soyez pas aussi conservateur! Et alors, si vous n’etes pas pour l’IVG, pourquoi le défendre??? Cela fait pas de sens. Aucun sens. Le meme sens que de dire à une mère (et père) que perdre voilentement un enfant la faira plus libre…
juillet 1, 2009 à 5:09 |
Das Gretchen, un peu tardivement je réponds à ton commentaire.
Merci pour ton commentaire. Et merci d’avoir souligné un point que j’ignorais à savoir, le business fondé sur l’IVG.
Enfin maintenant, faut voir quel proportion a ce que vous dénoncez là sur le sujet global? Il me semble que ce n’est pas une très grande proportion. Vous devriez un peu tempérer votre jugement.